Dreaming of what ?

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18 février 2008

Adolescence ordinaire ?

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Lundi matin ordinaire au service de médecine de l'enfant et de l'adolescent, retour d'un week end ordinaire avec son lot de tristesse ordinaire. Désespoir, ultime appel au secours, chagrin d'amour incompris, ils sont là, pour tant de raisons ordinaires comme se raccrochant à cette ultime bouée de sauvetage qu'est l'hôpital. Ils sont arrivé ici après intoxication médicamenteuse volontaire, alcoolisation massive, tentative de suicide ou bien encore pour se que l'on nomme simplement un "mal être". Maux de notre époque, jeunesse paumée.
Drôle de génération que nous avons fabriqué là, informée de tout, de rien, communiquant avec toute la puissance de l'internet et des portables mais qui pour être entendue doit s'ouvrir les veines... Est-ce donc si nouveau que ça ? Sans doute pas, j'imagine qu'en tout temps, l'adolescence fut un passage difficile.
Oui mais voila, nous aurions pu éviter d'en arriver là, nous aurions peut-être pu éviter le terrible passage à l'acte mais nous avons fermé les yeux, aveuglé par nos contrainte administratives. Un exemple ? Un exemple. Bien entendu, pour le plus strict respect du secret médical le nom, l'age et le sexe du patient auront été changé mais cela ne change rien à l'histoire. Un jeune homme de 15 ans est amené dans le service par les pompiers pour intoxication alcoolique aiguë. La prise en charge est particulièrement difficile avec un patient très agité qu'il faudra finalement attacher tant il se montre agressif. Naturellement il passera la nuit puis le week end à l'hôpital, puis on souhaitera le garder pour une hospitalisation plus prolongée au grand soulagement de sa mère. Une mère célibataire comme tant d'autre, qui n'arrive plus à gérer son enfant, on apprendra qu'il se montre extrêmement violent avec elle, et qui à plusieurs reprises a appelé à l'aide sans obtenir de réponse. Plusieurs fois, elle a tenté de faire suivre son fils dans un centre spécialisé, oui mais voila, par manque de place on lui a refusé toute prise en charge, ainsi, cette histoire se termine aux urgences pédiatriques quelques mois plus tard...à qui la faute ? On dira personne, chacun s'expliquant par un manque croissant de moyens. Alors le jeune homme restera à l'hôpital, puisque personne ne veut de lui, avec cette innévitable question "Et maintenant ? "

Et puis, loin de cette réalité ordinaire, dans les hautes sphères du pouvoir la haute autorité de santé, l'HAS nous propose depuis sa tour d'ivoire, des solutions à tout nos problèmes.
Des grands pontes de l'ANAES (Agences Nationale d'Accréditation et d'Evaluation en Santé), telle cette responsable, épidémiologiste de son état, plus souvent sur les plateaux de télévision que dans un service de médecine, qui en guise de malades ne voit que les chiffres des statistiques et qui sans doute n'a jamais reçu un adolescent en consultation, publient leurs recommandations quant à la prise en charge des adolescents.
Pour résumer, selon eux, toute alcoolisation devrait être suivie d'une hospitalisation, oui mais comment ? Comment faire alors qu'aujourd'hui nous avons à peine les moyens de garder toutes les tentatives de suicide ? Oui nous voulons bien faire de la prise en charge, ne pas abandonner nos malades dans la nature sitôt l'épisode aiguë passé mais messieurs dames les responsables, vous ministre de la santé, donnez donc les moyens aux hôpitaux au lieu de chercher à les rentabiliser.
Sans oublier que cette fameuse recommandation préconise de garder les adolescents 48 heures, oui mais après ? Quoi ? Pas de prise en charge sur la durée ? Juste une sortie vers quoi ? Une prochaine tentative réussi ?
Allons, sortez la tête de vos livres de compte et confrontez-vous à la réalité, venez sur le terrain et vous y verrez des équipes de soignants, médecins, infirmières, aides-soignantes, psychologues, assistantes sociales faisant tout leur possible pour que ces jeunes aient ce qu'ils méritent, ce que nous voulons tous pour nos enfants, un avenir...


Désolé, j'ai abordé plus léger mais comment passer à côté d'un sujet qui me semble particulièrement important.
Aller, portez-vous bien.

Pika....tchuss ?

Posté par Dr Zoyzoy à 22:23 - Into the pit - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 février 2008

Vibrante absurdité

2845671628 Une sujet qui me passe comme ça par la tête, c'est absurde et ça ne rendra probablement pas votre vie meilleure mais peut-être, avec un peu de chance, obtiendrai-je un sourire. Une petite reflexion sur le compagnon de plaisir de certaines ou de certains d'ailleurs, je ne fais pas de sexisme, j'ai nommé....roulement de tambour....le vibromasseur !!!
J'ai appris, il y a peu, que cet amusant joujou était interdit à la vente dans quelques états de nos voisins outre-atlantique (pas les caribous hein...plus bas...pardon plus au sud pour ne pas facher mes amis géographes) Texas, Géorgie, Ohio et Arkansas, des états des plus progressistes comme vous pouvez le constater...Il est amusant de noter que dans ces mêmes états, la vente d'armes est parfaitement légale, marrant il n'y a pourtant jamais eut de massacres de masse avec des vibromasseurs (citation des monologues du vagins) ceci dis, j'imagine que quelqu'un qui comme moi est capable de trouver et de prouver qu'un post-it peut constituer un danger létal et l'arme du crime, peut aisement trouver à y redire quand au bidule vibrant ^^
Que de matière à reflexion n'est ce pas ?
Avant de vous laisser une petite dernière sur l'ustensile et je ne pouvais quand même pas passer à côté avec les études que je fais. Saviez-vous qu'un jour, peut-être, vous pourrez vous rendre dans un sexe-shop, une ordonnance de votre medecin (pédiatre pour être précis) à la main ? Non, non, ça n'est pas l'excés de jus multi-vitaminé qui me grille le cerveau, je suis très sérieux, une étude a montré que le vibromasseur aurait une utilisation médicale insoupçonnée et cela même chez les enfants souffrant de bronchiolite ou "l'ustensile" pourrait servir à faire vibrer les poumons et décoller les mucosités, en clair un instrument moderne de kinésithérapie respiratoire... ok c'est un peu tiré par les cheveux mais on peut toujours rêver, à quand le vibro remboursé par la sécu ?

Aller, Pikachuuuvvvvrrrrrrr!!!!

Posté par Dr Zoyzoy à 12:20 - Idées (en)volées - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 février 2008

Idées (en)volées

Ou de l'utilité du ZAPBOOK....Kézako ? Et bien le ZAPBOOK (Registred) est un parallèlepipède de 15 x 11 x 2 centimètres composé de feuillets de cellulose ratachés les uns aux autres par un polymère de viscosité variable se solidifiant après une exposition prolongée à l'air libre... bah, c'est un carnet de papier recyclé voila tout. ^^

Donc, la naissance du ZAPBOOK a lieu dans un bus bondé à une heure de pointe. Bus comme on en voit dans toutes les grandes villes du monde.
Imaginez-vous dans le bus en question, serré(e) entre un groupe de lycéens fringués genre tektonik, deux p'tites mamies qui se racontent leurs problèmes de santé, deux étudiants à peine remis de leur jeudi soir (ou mercredi, ou mardi voir lundi pour les puristes...), les travailleurs bien heureux de regagner leurs pénates (d'ailleur si quelqu'un connait l'origine de ce mot, j'suis preneur), la mère de famille perdue entre ses deux gamins (ah non ! Trois ! Le troisième ayant décidé que voyager sous les sièges était bien plus tendance...), votre prof de physiologie "tient il prend le même bus que moi lui ?!? J'pourrai peut être essayé d'avoir les prochains sujets" "rêve pas !!!", un type trop bourré pour se tenir debout, deux jeunes qui ont décidé de faire profiter tout le bus d'une "musique" rap, volume du portable dernier cri à fond, pikachu et bien sûr le chauffeur du bus (vous savez celui qui démarre en vous souriant quand vous courrez après le bus...à non, ça c'est ce que je ferai moi, lui il sourit pas...).

Brefons, brefons, donc tandis que vous tentez désespérement de maintenir votre équilibre (aussi bien physique que mental...), un type laisse son esprit divagué sur tout ces brave gens qui l'entourent. Et bien ce type, c'est moi, votre humble serviteur...
Quel rapport avec le ZAPBOOK ? Simple, quand je bosse pas, me prend pas la tête sur le meilleur moyen d'échapper au grand oral devant Mgr S., ne formente pas le machiavélique complot dont vous serez peut être le(la) (mal)heureux(se) bénéficiaire, tente de trouver qui de patate ou de pistache a l'intelligence la plus développée ou bien cherche un moyen de rendre cet article encore plus incohérant...bref, quand je ne fais pas tout ça (ça arrive, de temps en temps...) et bien je laisse mon esprit divaguer et parfois, il arrive qu'il en résulte des idées pas totalement stupides que je souhaiterai partager avec vous.

Malheureusement, la plupart du temps, ces merveilleuses idées m'échappent, faute de quoi les capturer. D'où l'idée du ZAPBOOK dont le rôle est justement de me permettre de noter, à tout moment, ce qui me passe par la tête, pour pouvoir y revenir plus tard (ou pas).
Voila, voila, ça me semblait une bonne idée à partager, notez vos idées, même les plus stupides et pourquoi pas, partagez-les avec moi.
Je m'en vais vous laisser ici, faut que je vérifie si le type qui joue du marteau depuis quelques heures dans le couloir de l'immeuble n'a pas détruit quelque chose de vital.

@pluche

Pikachuuuuuuuuuuuuuuu!!!!

Posté par Dr Zoyzoy à 18:26 - Idées (en)volées - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 février 2008

Et nous, qui nous soignera ?

hopital_004bChaque jour, j'en apprend davantage sur le milieu dans lequel je travaille, milieu passionnant, soit dit en passant. Mais plus j'en apprend, plus j'en viens à m'interroger. Qui donc nous soignera nous ? Par nous je n'entend pas les gens mais l'institution de santé, l'Hôpital et sa compagne lui permettant de fonctionner, la très changeante Sécurité Sociale. Il y aurait beaucoup à dire, aussi, vais-je essayer, dans cette série d'article, de donner ne serait-ce qu'un apperçu du sujet.

Sujet si vaste qu'il est difficile de trouver par où commencer, si, peut-être serait-il bon, avant tout, de saluer les efforts de nombreux praticiens qui s'efforcent de faire au mieux, pas toujours avec les moyens qu'il faudrait, de soulager les patients qu'il ont à charge.

Hélas, il semble de plus en plus que l'on s'appui sur cette bonne volonté humaine, comme cela allait suffire à guérir un système que l'on (par on j'entend les différents responsable de la santé en France, donc par extention notre très cher -au sens fiscal du terme cela va de soi- président à tout faire...) s'efforce de détruire sous prétexte d'économie et de rentabilité...sic...
J'aimerai bien que l'on m'explique; il me semblait, mais sans doute suis-je dans l'erreur, que la vocation première d'un système de santé est de soigner des malades, pas de rapporter de l'argent...enfin, on n'ouvre pas une clinique par amour de l'humanité...
J'espère ne pas vous faire peur avec cette petite introduction, qui je l'admet ne fait qu'effleurer la surface d'une vaste problèmatique, dans un prochain article, je parlerai plus en détail, avec force de jargon et de sigle insensés^^ de notre belle institution.

Posté par Dr Zoyzoy à 22:41 - Into the pit - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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