28 mai 2008
La luciole
Une petite musique pour l'ambiance de l'histoire, faut appuyer sur play...sisi j'vous jure. Et c'est parti.
"Courir...toujours courir. La sonnerie retentie, je me précipite, bouscule quelques trainards, déclenches quelques plaintes mais réussi quand même à m'engouffrer dans le métro bondé. Il est huit heure quarante-cinq et je suis encore partie pour être en retard."
"Que de bousculades, c'est dingue comme les gens peuvent être pressés ! Je me suis encore couché trop tard hier soir, je baille et lève un oeil endormi du livre que je tente vainement de lire depuis que je me suis assis dans cette rame. Les portes se referment, une jeune femme se glisse entre elles, tout juste, les gens râlent, je souris."
"Ouf ! J'ai eu chaud, un peu plus et je le ratais. Je souffle un peu, rajuste ma tenue, chasse la mèche qui me retombe sur le front. J'essaie de ne me pas me faire écrasée en me faisant toute petite. Tout le monde se pousse là dedans, que de regards hostiles, outrés, au mieux indifférents, j'étouffe dans cette foule indifférente. Au milieu du chaos j'accroche un regard, il sourit, c'est comme une bouffée d'oxygène. J'esquisse un sourire timide."
"Je la regarde et tout le reste disparait, j'oublie le bruit, toute ces gens qui transpire la lassitude. Elle semble tellement vivante, sa présence éclaire le morne quotidien. Une étrange sensation me parcours, comme si on me prenait la main pour me mener vers elle. J'hésite, je n'ose pas me lever, les mots se mélangent dans ma tête, je n'arriverais jamais à lui parler. Alors je reste là, je la regarde sans bouger, presque sans respirer."
"Je sens ses yeux posés sur moi, c'est drôle je n'ai pas l'habitude que l'on me regarde, je ne suis pas vraiment belle et le regard des autres me fait peur ou m'agace, mais ce regard a la douceur d'une caresse, j'aimerai que le temps suspende son cours."
"Les stations défilent comme autant de secondes. Je la contemple et le temps s'écoule rythmé par les battements de mon coeur, s'il voudrais quitter ma poitrine qu'il ne ferrai pas mieux. Et ce temps qui s'enfuit toujours plus vite, trop vite...Plus que deux stations...plus qu'une...L'histoire de ma vie, on dira de moi -Il n'a pas eu le temps- Voila, j'y suis la rame ralentie, j'hésite, je pourrai rester un peu, la suivre, lui parler...et qui sait ? Bah, je rêve, je ne vois pas pourquoi elle s'intéresserai à moi. Je me lève..."
"Le métro s'immobilise, tout comme le reste du monde alors qui se dirige vers moi. Je retiens mon souffle, j'aimerai bien qu'il me dise quelque chose, n'importe quoi, qu'il bafouille si il veux, juste qu'il me parle. Je me fais des idées, pourquoi s'intéresserai-t-il à moi ? Il me sourit, franchi les portes et retenti cette infernale sonnerie qui met fin à mes rêves, refermant les portes d'un avenir joyeux. Quel domage...Moi j'aurai bien aimé..."
"Le flux des voyageur m'emporte, je ne réagis pas alors que les portes se referment. Pourquoi n'ai je pas oser...Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Pourquoi il est toujours trop tard ? J'aurai tellement aimé."
- Sous terre j'ai rencontré une luciole, le métro l'a emportée. -
Voila, voila ça sera tout pour aujourd'hui sinon les exams auront ma peau. Je précise que ceci est une fiction , toute ressemblance avec une personne existant ou ayant existé n'est absolument pas voulue par l'auteur.
Baobab !



